Mitterrand racontait dans cet article de la revue "France-Revue de l'État Nouveau" de décembre 1942, sa découverte de l'Allemagne à la faveur de sa courte captivité et fustigeait les politiciens républicains qui depuis cent cinquante ans (en 1942, faites le calcul...) avaient plongé la France dans le chaos.

Dans ce numéro 5 de "France-Revue de l'État Nouveau", la signature de Mitterrand voisinait avec celles de l'élite de Vichy dont ses parrains de Francisque : Simon Arbellot de Bayac et Gabriel Jeantet. Simon Arbellot devait écrire dans "Ecrits de Paris" bien après la guerre : « François Mitterrand me demanda un jour, à moi et à Gabriel Jeantet, animateur des mouvements de jeunesse, de présenter sa candidature à la Francisque. Il fut admis a l'unanimité du conseil de l'ordre sous le feu approbateur du monocle de l'amiral Platon ».

Mitterrand était titulaire du brevet 2202 portant attribution de la Fancisque, décoration créée par l'Etat Français et dont l'attribution imposait un serment ainsi rédigé : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m'engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre. »



 

 

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